Maîtrise de la lumière 1

Prendre le contrôle de l’exposition

La lumière, c’est fondamental en photographie. Nous aimerions que l’appareil-photo reproduise la scène telle qu’on l’a vue, mais ça ne fonctionne pas toujours: souvent, les hautes lumières sont délavées, les ombres toutes noires, le ciel ressort blanc alors qu’il était bleu, etc.

On voudrait bien sortir du mode automatique pour arriver à de meilleurs résultats, mais ce n’est pas si simple. D’abord, il y a toutes sortes de réglages pour l’exposition, toutes sortes de modes de fonctionnement pour le posemètre, et cet histogramme qui veut bien nous dire quelque chose, sauf qu’il est écrit en chinois.

La lumière en numérique

Perception de la lumière

Une gamme de gris

Tout d’abord, ce qu’il faut savoir sur la lumière et sur la façon dont on la perçoit: notre vision est logarithmique, comme tous nos sens d’ailleurs. Dans la gamme de gris ci-contre, il y a deux fois plus de lumière à chaque étape. Par conséquent, sur l’appareil-photo, tous les réglages suivent cet échelle.

Ensuite, la couleur. Si on regarde les couleurs d’un arc-en-ciel, la couleur au centre est le vert. À une extrémité, il y a le rouge, et à l’autre, le bleu. C’est le spectre de la lumière visible. Pour capter les couleurs, la rétine de notre oeil est dotée de cellules sensibles à ces trois couleurs. L’appareil-photo a copié le phénomène et s’est doté de cellules photo-électriques sensibles à ces mêmes couleurs. Pas surprenant qu’on voie partout les lettres RVB (RGB en anglais), rouge, vert, bleu, lorsqu’on parle photo numérique.

Même si notre oeil voit en rouge-vert-bleu, notre cerveau interprète ces stimuli et nous fait voir des teintes, des saturations et des luminosités. La teinte, c’est simple, ce sont les couleurs de l’arc-en-ciel. La saturation, c’est le chemin entre les couleurs primaires, violentes, et les couleurs pastel, douces. La luminosité, enfin, c’est le clair et le sombre.

L’histogramme démystifié

L’histogramme est un graphique qui nous donne le nombre de pixels pour chaque niveau de tonalité, le sombre à gauche et le clair à droite. Imaginons sous l’histogramme une gamme de gris comme la photo ci-dessus. S’il y a beaucoup de pixels pour une tonalité, l’histogramme sera plus haut à cet endroit. S’il y a peu de pixels, il sera bas. Comme le capteur est divisé en cellules sensibles au rouge, au vert et au bleu, il y a par conséquent trois histogrammes, un pour chaque couleur.

Un écart de luminosité trop grand

Un histogramme qui n'entre pas

L’histogramme nous permet de savoir dès la prise de vue si notre photo est bien exposée. Un bel histogramme doit trouver sa place entre les deux limites gauche et droite. S’il s’écrase des deux côtés à la fois, comme celui de la photo ci-contre, c’est que l’écart de luminosité est trop grand et que l’appareil-photo ne peut le capturer dans son entièreté. Notre oeil est capable de voir une vingtaine de zones dans la gamme des luminosité alors que l’appareil-photo est limité à 6 ou 7.

Il ne faut pas se fier aux tonalités visibles sur l’écran de l’appareil-photo pour juger de l’exposition. Sa luminosité et ses couleurs ne sont pas fiables et, en plus, notre perception nous trompe. L’histogramme est la meilleure façon d’avoir l’heure juste.

Le contrôle de la lumière

La meilleure façon de prendre le contrôle de l’appareil et surtout de comprendre ce qui se passe avec la lumière, c’est de mettre l’exposition en mode manuel. Nous réglons nous-mêmes les trois paramètres qui déterminent la quantité de lumière: la vitesse, l’ouverture et l’ISO.

Mais pour savoir si nous avons assez de lumière, il faut consulter le posemètre. Celui-ci doit être réglé en mode matriciel (chez Nikon) ou évaluatif (chez Canon). Les autres modes (pondération centrale et spot) sont des survivants de l’époque des dinosaures. Ils sont désuets, difficiles à utiliser et demandent beaucoup d’expérience afin de compenser leurs faiblesses. Le mode matriciel fonctionne en autant que le contraste de la scène ne dépasse pas les limites de l’appareil. Alors, on surveille l’histogramme pour savoir si c’est le cas.

Chacun de ces paramètre a un effet secondaire. Le réglage de la vitesse gèle ou pas le mouvement, celui du sujet photographié et notre propre mouvement en tenant notre appareil-photo. Le réglage de l’ouverture détermine la netteté ou le flou de l’arrière-plan. L’ISO détermine le niveau de bruit numérique de la photo.

Buts de l’atelier

Comprendre la lumière et la façon dont l’appareil-photo numérique la capture. Prendre de photos en utilisant le posemètre en mode manuel de façon à comprendre l’interaction entre les différents paramètres d’exposition. Utiliser l’histogramme pour vérifier que l’exposition est correcte.

Durant la portion pratique du cours, nous plaçons les participants dans des situations de lumière qui leur feront constater qu’il est difficile d’estimer visuellement le contraste d’une scène, qu’on a souvent des surprises en voyant l’histogramme et que parfois il faut se rendre à l’évidence que la scène que nous voulions capturer dépasse les limites de notre appareil-photo.

Matériel photo conseillé

Un appareil-photo qui permet d’afficher un histogramme lisible lors de la visualisation des photos sur l’écran est essentiel car nous l’utiliserons abondamment durant la session pratique. Un appareil permettant de produire des images en format RAW est un atout, car il produit un meilleur résultat et permet de constater plus efficacement les limites de la capture de la lumière. Un appareil à objectif interchangeable respecte normalement ces deux critères. Ce peut être un appareil reflex numérique ou un appareil sans miroir.

N’importe quel objectif peut être utilisé pour cet atelier. Le trépied n’est nécessaire.

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